
Sortir.
L’angoisse.
Sortir, c’est quand on rentre risquer de contaminer ceux qu’on aime. C’est savoir qu’on en aura quand même peut être pas fait assez. C’est savoir que le virus est invisible, vicieux, qu’il nous colle à la peau quand il s’attache à nous, et qu’on a laissé notre vie entre les mains des #autres, ces cons qui font les courses à deux et prennent toute la place dans l’allée, ceux qui sont venus avec 3 enfants qui touchent tout dans le magasin. Ma vie, celle de la mère de mes enfants, dans leurs putain de mains sales.
L’angoisse.
Celle d’oublier quelque chose. Je ne veux pas y retourner, dans cet hyper magasin trop grand. L’angoisse de l’oubli. Celle du virus. Et au milieu de cela penser à ramener des choses pour créer de la joie. Parce que mes merveilleux enfants et moi, nous vaincrons ce virus avec la #Joie. Notre seule arme pour la #Paix : la Joie.
L’angoisse, c’est la poitrine qui se serre. Dans les rayons, de plus en plus. Serré. Serré. Glacial. L’angoisse, c’est de prendre ça d’abord pour un problème pulmonaire. Puis se souvenir, réaliser que non, c’est juste l’angoisse qui attaque doucement. Pas une crise, juste un état.
Une fois lavée, bien lavée, les os glacés transpercent le corps de l’effroi passé. On l’a fait. On a fait ce qu’on a pu. On ne fera bien que ce qu’on aura pu. Alors pour réchauffer le corps, calmer l’esprit, se blottir dans le châle de Grand-Mère, pour l’appeler à moi. Et la chaleur revient.
#Confinement ce n’est que le #Jour9…
Mais déjà une semaine est passée… 🙂
#StaySafe #StayHome #LOVE❤️