Jour 5. Les enfants.

Ce soir, nous avons reçu un mail de la part du directeur du Conservatoire à Rayonnement Régional – Metz Métropole. Il enjoint les professeurs à ne pas surcharger nos #enfants de travail. A nous laisser du #temps.

Et à jouer de la #musique, chanter, danser, ensemble, en #famille

Et bien vous savez quoi ? ça m’a #émue. Parce que c’est pour ça que j’ai inscrit mes enfants au conservatoire : pour la musique, pour son rôle dans nos vies, au quotidien. Parce que maîtriser cette matière, c’est aussi maîtriser une manière d’être ensemble différente, sans média, sans filtre.

Alors oui, on va faire en sorte que ce #violoncelle de Nathanaëlle sonne dans notre salon, la fenêtre ouverte pour que les voisins en profitent. Mais pas les jours où l’école aura donné un peu trop de travail. Parce que les enfants ont aussi besoin de temps, de solitude, de vie intérieure. Parce que la #résilience demande cela.

Mes enfants sont fantastiques. (J’avoue : ils ont 10 et 13 ans, et je remercie le ciel qu’ils n’en aient pas 2 et 5 aujourd’hui…) Mais ils sont vraiment fantastiques. Ils ont compris. Ils ont compris l’importance du confinement. Ils ont compris l’importance de l’école à la maison. Ils ont compris l’absence des copains. Ils viennent prendre des câlins (tant de câlins) lorsque l’angoisse, le manque, passe à travers eux. Puis ils retournent vaquer à leur monde intérieur. Ou vont mettre la table car je fais à manger…

Mais cette nouvelle que non, pour le moment, on fait une pause du “travail” pour prendre le temps d’aimer la musique comme on a besoin de prendre le temps de nous aimer les uns les autres, ça, c’est une très très belle nouvelle.

Merci Monsieur Stroesser.

Mamie, ton arrière arrière petit fils te remercie durant ces temps d’école à la maison… 💕
#Dictée
#Confinement #Jour5

Jour 4. Comment respirer ?

Crochus
#Confinement #Jour4
Bonjour ! ❤️

Nous sommes sortis.
On n’a pas fait le tour du pâté de maison stricto sensus. Nous avons déposé à l’école la pré inscription au collège de la petite, fait un tour par le canal, et nous sommes remontés en passant chercher le PQ et le lait dans la voiture…

On recommencera dans quelques jours. Dans le plus grand nombre de jours possibles. Quand les nerfs des enfants seront à bout. Quand faire autrement ne sera vraiment plus possible.

Si ma fille de 10 ans y arrive, quiconque qui se pense supérieur à une fillette de 10 ans peut y arriver.
Mais je vous l’accorde, à vous tous qui prenez ça par dessus la jambe : vous n’arrivez pas à la cheville de ma génialissime fille !

#Confinement #Jour4

Jour 3. Se préparer.

Voici les 4 livres qui m’attendent.
Les deux du haut sont entamés.
Les deux du bas n’ont pas été mis dans la file d’attente longue mais attendaient sur la table du salon que les we ne soient plus pris par la campagne.

La Douleur. Duras attend le retour – ou l’annonce de la mort – de son amant. J’en suis au début. C’est bouleversant. Le titre est juste. C’est l’histoire d’une patience morbide.
Varillon. Joie. Vivre. Croire. L’Eglise me manque. Mes amis me manquent. Mais Jésus ne me manque pas. Il est là.
Après la fin du monde. Foessel. Ce philosophe m’éclaire le monde. Je veux savoir ce qu’il dit de “après”, mais je ne pensais pas vivre une sorte de “fin du monde” si claire.
Les liens. Giordano Bruno, 1590. Parce que nous ne nous en rendions sans doute plus compte, mais les liens sont ce qui importe le plus à l’humain. C’est sans doute ce que chaque crise rappelle à notre société et que nous nous efforçons d’oublier trop vite.

J’essaierai de vous mettre des “morceaux choisis” de ces livres accumulés par hasard. #ThereIsNoSuchThingAsCoincidence (LJ Gibbs)