Jour 13. Les humanités ou le collège.

#Pronote et #ContinuitéPédagogique ?

Parce qu’il ne faudrait pas qu’ils ne travaillent pas, alors il faut devenir géo statège de l’application.
Certaines informations sont dans le travail à faire, d’autres dans les cours, d’autres dans la conversation.
Elles se complètent, se confondent, se répètent ou s’entrecroisent.
(Certaines personnes n’ont toujours pas compris la différence entre répondre à et répondre à tous alors…)

Plus aucune hiérarchie de l’information, ni du travail.

Perdition globale pour enfant en phase fragile de rescolarisation.

L’ordre en désordre du collège me saute au visage. Ça fait mal. Certains tiennent la barque, d’autres se noient. Enfants et adultes. Ne sont considérés par la machine que ceux qui répondent. Ceux qui silencent disparaissent. Comme en cours. Disparition.

Et le pire, ce sont ces messages qui disent, sincèrement, “j’espère que tout va bien.”

Non, tout ne va pas bien.
Le collège est un lieu de broyage de l’unicité des êtres. Il ne peut être que pire lorsqu’il est réduit à une simple application virtuelle.

Mais l’enfant va mieux : il n’y entre plus. Il a le droit d’être lui. D’écrire moche mais de lire des maths trop complexes pour son âge. Il est protégé de la violence de l’abandon. Abandon des adultes face à certains enfants. Abandon des enfants face à eux-mêmes, leurs vies, leurs puissances de rêve. Abandon du système face aux multiples possibles.

Le broyage, c’est pronote qui est, depuis qu’il existe, le seul univers possible pour les rapports humains entre le collège et la vie.

Et on va (encore) me dire que c’est de ma faute. Que je ne comprends pas la vie réelle, la Loi, le Juste, la Société.
J’aime la vie de mon fils en dehors du collège : ses cauchemars de 22h30, quotidiens, ont disparu. Les anxiolytiques ont disparu. Le sourire est revenu. Son esprit est à nouveau vif, plein de jeux de mots. Il est heureux. Sans école, son extraordinaire cerveau est libre. Il vit.

#Confinement
#Jour13

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