C’était il y a 3 ans, j’ai passé le pas. J’ai pris ma carte au Parti Socialiste en mai 2012. L’année où ma cadette entrait en maternelle. Trois ans plus tard, elle rentre en CP et je suis membre du Conseil National du Parti Socialiste.
Ce fut rapide, ce fut intense, et ce fut heureux.
J’ai choisi ce parti parce que c’est celui qui me correspond le mieux. Il me va. Ce n’est pas parce qu’il est le plus beau ou le plus intelligent : ce n’est qu’un parti politique, ce n’est pas une personne. Je ne suis pas amoureuse du Parti Socialiste. J’ai choisi d’adhérer au seul parti auquel je me serais vu prendre ma carte un jour. C’est toujours le cas.
Non, je n’ai pas toujours voté pour le PS. Oh, non. Les premiers tours c’était souvent trop improbables. Non, ce n’était pas assez. Mais à la fin, c’est là que je trouvais le plus de paroles sérieuses, intéressantes, complètes et responsables. Pas uniquement, mais le plus.
Je trouve que la politique menée actuellement est irresponsable. Je suis très claire là-dessus, et ce dès la ratification du TSCG (aka traité Merkozy). Mais ce n’est pas mon parti qui la mène, c’est le Président de la République élu par les français et le Premier Ministre nommé par lui, tous deux issus du PS.
Mon parti, lui, tente. Il tente peu, faiblement et échoue souvent. Mais comment faire un bras de faire avec un président et un premier ministre issu de ses propres rangs ?
Oui, entre camarades on parle (beaucoup) de partir. De si, de quand, de où, de pour quoi partir… Oui. Et personne n’est joyeux à l’évocation de cette idée. Mais ça signifie quelque chose : nous ne sommes pas aveuglés et régulièrement nous mettons notre engagement en cause. Et pour l’instant, nous restons. En tous cas moi.
Je publie ce billet en direct du TGV en direction de La Rochelle. Je vais aux Rencontres de Marennes, de la Motion B – A Gauche Pour Gagner issue du dernier congrès en date (Poitiers, ce printemps). Puis on enchaîne avec l’Université d’Eté du Parti Socialiste, à La Rochelle. Je serai sur la liste de Jean-Pierre Masseret aux élections régionales en décembre… Je sais que je vais y rester. Cette année. Et chaque année, je pèserai le pour, le contre…
Je suis heureuse d’aller à Marennes avant d’aller à La Rochelle, ce sont des heures de formation en plus, où on écoutera des gens nous parler du monde. Et apprendre devrait toujours être loué et jamais décrié.
Je suis aussi heureuse de retrouver les potes. Non, parce qu’on parle sans cesse de nos disputes… est-ce qu’on vous parle des heures passées au téléphone où on se remonte mutuellement le moral ? des coups de main si simplement donnés ? est-ce qu’on vous parle des fous-rires attrapés pour rien, à la fin de journées trop longues ? est-ce qu’on vous parle de ces histoires d’amour fou ? d’amitiés à la vie à la mort ? des larmes versées ensemble après de mauvaises nouvelles ? Non. Ça, ça nous le gardons pour nous. Notre bonheur nous appartient.
Je suis heureuse du choix que j’ai fait en 2012, de l’intuition que j’ai eu de rejoindre l’équipe de Maurel, Lienemann et Guedj à l’automne, au congrès de Toulouse. Cette intuition était la bonne : ce sont de bonnes personnes. Pas les seules. Il y a aussi les noms que vous ne connaissez pas. Et puis ceux qui à Toulouse étaient ailleurs mais n’en sont pas moins ouverts, intelligents, intéressants. Et dans la vie, ce que j’aime le plus, c’est rencontrer des gens intéressants. Ils me rendent meilleure.
A tout à l’heure, camarades…

