EUROPE

Hier soir, j’étais tranquillement à un pique-nique au bord de la Seille. C’est une jolie rivière, la Seille, rivière toute mosellane. Donc rivière qui fut française, allemande, française, allemande… Du coup, c’est un petit bout de rivière qui est très européen.
Autour de la rivière, il y a des villages, des champs… et puis elle traverse des villes. Elle va jusqu’à Metz. Elle a créé Metz, un peu. Un tout petit bout de rivière se jette dans une autre et voilà : un confluent. Alors, Metz s’est créée sur une colline sur ce confluent. Plus de 2000 ans d’histoire grâce à ce petit bout de rivière.

IMG_20150711_211933Hier soir, j’étais hors de l’actualité, et j’ai oublié de regarder comment l’Europe tombait.

Ce matin, j’ai mal à mon Europe.

Ce n’est pas une bataille franco-allemande. C’est une bataille gauche-droite. Et la droite allemande est très forte. Et la gauche allemande ne l’est pas assez.
Le problème est de ne plus savoir ce qu’est la gauche et ce qu’est la droite car au temps de TINA nous sommes perdus. Nous avons peur.vice-versa peur

Cette fichue peur qui nous assaille, qui nous fait confondre “réalisme” et “droite”, c’est juste le libéralisme. Pour s’implanter, il a besoin que nous ayons peur.

Nous essayons donc le libéralisme, l’individualisme et l’ordo-capitalisme depuis une bonne quarantaine d’années… et nous en sommes là. Encore. Nous essayons de voir quelle est la peur qui fait le moins peur pour décider du moins pire des chemins possibles.

Je ne veux pas d’une société où la Peur serait notre seul guide. Ce n’est pas ce monde où je veux vivre, ce n’est pas ce monde que je veux construire pour mes enfants.

viceversaAlors, je choisis la Colère, le Dégoût, la Tristesse et la Joie pour m’accompagner. Je choisis de suivre ceux qui construirons quelque chose de nouveau, que nous n’avons pas encore essayé : une Europe des Peuples et non des économies.

 

Je veux bien risquer gros pour des Peuples. Je ne veux pas perdre mon âme pour l’économie.

Hier soir, je faisais un pique-nique avec des amis, au bord d’une rivière qui pourrait en parler gros de la haine des peuples européens quand l’un tente de prendre le dessus sur l’autre. Une rivière qui a vu le sang couler, sur plusieurs générations. Une rivière où hier, malgré le bordel institutionnello-technocratico-politique, une moissonneuse moissonnait et des amis riaient.

Ce combat, là, ce n’est pas un combat de certains pays contre d’autres. C’est de la Politique. C’est un rapport de force pour un choix de société. C’est un combat entre la droite qui se pense toute puissante et ne voit pas sa propre chute, et la gauche qui doit arrêter de ne pas avoir confiance ses idées.

 

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